La BEAC songe à ajouter le yuan dans ses réserves
Une piste à l'étude, pas encore une décision officielle, mais qui pourrait redessiner la politique monétaire de la zone CEMAC.
La Banque des États de l'Afrique centrale évaluerait la possibilité d'intégrer le yuan chinois dans ses réserves de change. L'information, non confirmée à ce stade par une communication officielle, mérite d'être suivie de près : elle toucherait directement la gestion monétaire des six pays de la CEMAC, dont le Gabon.

Ce que l'on sait
- La BEAC étudierait l'intégration du yuan (renminbi) dans ses réserves de change.
- Cette orientation n'a pas été confirmée officiellement par l'institution basée à Yaoundé.
- Une seule source évoque ce dossier pour l'instant ; la fiabilité de l'information reste à confirmer.
Pourquoi cette hypothèse circule
La montée en puissance économique de la Chine dans les échanges avec l'Afrique centrale est un fait ancien et documenté. Pékin est devenu, au fil des années, un partenaire commercial de poids pour plusieurs pays de la sous-région, dont le Gabon.
Dans ce contexte, la diversification des réserves de change n'est pas une idée neuve pour une banque centrale. Plusieurs institutions monétaires dans le monde ont déjà ajouté le yuan à leurs actifs, à des degrés divers, pour réduire leur dépendance au dollar ou à l'euro.
Ce que ça changerait pour la CEMAC
Si la BEAC confirmait cette orientation, cela aurait plusieurs implications concrètes pour les six pays membres :
- Une monnaie de réserve supplémentaire, aux côtés du dollar et de l'euro, principaux piliers actuels.
- Un signal politique de rapprochement économique avec la Chine, déjà présente dans les infrastructures et les hydrocarbures en Afrique centrale.
- Des effets potentiels sur les échanges commerciaux, en facilitant certaines transactions libellées en yuan.
Et pour le Gabon ?
En tant que membre de la zone CEMAC, le Gabon serait directement concerné par toute évolution de la politique de réserves de la BEAC. Le pays entretient des relations économiques significatives avec la Chine, notamment dans les matières premières et les infrastructures.
Une diversification des réserves pourrait, à terme, offrir plus de flexibilité dans certains règlements commerciaux. Mais à ce stade, rien n'est acté : ni le calendrier, ni l'ampleur d'une telle mesure, ni même sa confirmation officielle.
À retenir
- Piste à l'étude, non confirmée officiellement.
- Concernerait les six pays de la CEMAC, dont le Gabon.
- S'inscrit dans une tendance mondiale de diversification des réserves de change.
- À suivre : toute annonce officielle de la BEAC sur le sujet.
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