Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

82 dossiers de mineurs jugés en un mois dans tout le Gabon

Les sessions criminelles pour enfants ont démarré le 11 août dans huit tribunaux du pays, avec un mois d'audiences prévu.

Les sessions criminelles pour enfants de l'année judiciaire 2025-2026 ont ouvert le mardi 11 août à Libreville, puis dans les autres juridictions spécialisées du Gabon. Au total, 82 dossiers de mineurs en attente de jugement seront examinés sur un mois, du bracelet électronique aux affaires les plus graves comme l'homicide ou le viol.

Bâtiment d'un tribunal gabonais orné du drapeau national
Les sessions criminelles pour enfants se tiennent dans huit tribunaux du pays jusqu'à mi-septembre.

Ce qu'il faut retenir

Le Tribunal pour enfants de Libreville a ouvert le bal dès 8h30 le 11 août, avec deux dossiers inscrits au rôle. Cette audience inaugure une série de sessions organisées dans huit tribunaux du pays, validées par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane.

La répartition des dossiers donne la mesure du travail à abattre : 45 affaires à Libreville, 11 à Oyem, 10 à Franceville, 5 à Port-Gentil, 5 à Lambaréné, 3 à Mouila, 2 à Tchibanga et 1 à Koula-Moutou. Ces sessions doivent durer un mois dans chaque juridiction.

Des dossiers lourds à traiter

À Port-Gentil, la session ouverte le 11 août porte sur huit affaires impliquant des mineurs, avec des faits d'une gravité variable : homicide volontaire, empoisonnement, tentative de parricide, vol avec arme blanche, braquage et tentative de viol. Dès le premier jour, deux dossiers ont été examinés : l'un a été renvoyé devant la session criminelle des adultes, l'autre a été jugé sur le fond.

À Franceville, où dix dossiers attendent d'être jugés, l'ouverture a dû être reportée de quelques jours. En cause : un manque de places dans l'avion pour transporter les avocats jusqu'à la juridiction. Un couac logistique qui illustre les contraintes concrètes de l'organisation de la justice dans les provinces éloignées de la capitale.

Une politique publique assumée

Ces audiences résultent d'un travail préparatoire mené sous l'autorité du secrétaire général de la Chancellerie, Jacques Lebama, conformément aux orientations du ministre Emane. Le ministère a validé en amont les estimations de coûts nécessaires à l'organisation de ces sessions dans l'ensemble des tribunaux du pays.

Ces premières sessions s'inscrivent dans une série annoncée par le ministère, qui entend traiter le stock de dossiers de mineurs en attente de jugement. Pour les familles concernées, l'enjeu est clair : des affaires parfois anciennes trouvent enfin une échéance judiciaire.

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