Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
International

À New York, le Gabon réclame un accès plus direct aux financements climat

En marge du Forum politique de haut niveau, Libreville pousse pour simplifier l'accès aux fonds verts mondiaux.

En marge du Forum politique de haut niveau à New York, le Gabon a plaidé pour une réforme des mécanismes de financement climatique et de biodiversité. La ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono, a porté ce message lors du lancement d'un rapport conjoint OCDE-OIF/IFDD sur l'accès aux fonds écologiques.

Bâtiment des Nations unies à New York sous un ciel dégagé
Le Gabon a défendu l'accès à des financements climat plus directs en marge du Forum politique de haut niveau à New York.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Gabon a plaidé pour un financement climatique plus direct et équitable lors d'un événement organisé en marge du Forum politique de haut niveau (HLPF) 2026 à New York.
  • La mission permanente de l'Union Africaine a accueilli le lancement d'un rapport OCDE-OIF/IFDD consacré à l'accès aux financements pour le climat et la biodiversité.
  • Louise Pierrette Mvono, ministre gabonaise de la Planification et de la Prospective, a porté la voix de son pays devant un parterre international.

Le contexte

Le rapport présenté s'intitule « Accès au financement pour le climat et la biodiversité : des engagements mondiaux à l'action nationale ». Il pose une question simple mais cruciale : pourquoi les pays qui protègent le plus la nature ont-ils tant de mal à toucher les fonds censés récompenser cet effort ?

Le Gabon, dont plus de 88% du territoire est recouvert de forêt, se présente régulièrement comme un pays « puits de carbone positif » — il absorbe plus de CO2 qu'il n'en émet. Un statut rare, mais qui ne se traduit pas toujours par des flux financiers à la hauteur.

Ce que porte le Gabon

Selon les informations disponibles, la ministre a défendu les intérêts de son pays en insistant sur la nécessité de rendre les mécanismes internationaux plus directs et équitables. Le message rejoint une critique récurrente des pays forestiers : les fonds climatiques transitent souvent par des intermédiaires multiples, ce qui alourdit les délais et réduit les montants effectivement reçus sur le terrain.

Et pour les Gabonais, concrètement ?

Ce plaidoyer ne se traduit pas immédiatement par un chèque. Mais il s'inscrit dans une bataille diplomatique de fond : obtenir des financements plus accessibles pourrait, à terme, soutenir des projets locaux de conservation, d'agriculture durable ou d'infrastructures vertes.

Le Gabon continue ainsi de porter, sur la scène internationale, l'idée que la protection des forêts doit être mieux valorisée financièrement — un enjeu qui dépasse largement ses frontières mais qui conditionne aussi les moyens disponibles pour ses propres politiques environnementales.

À lire aussi