Corruption en Afrique : l'UA appelle à des actes, pas des discours
Le président de l'Union africaine dénonce une « gangrène » qui freine le développement du continent.
L'Union africaine a marqué samedi la Journée africaine de lutte contre la corruption par un appel pressant à l'action. Le message, porté par le président en exercice de l'organisation, vise les 55 États membres — le Gabon compris.

Une journée, une convention, un rappel
Chaque 11 juillet, le continent commémore l'adoption de la Convention de Maputo, signée en 2003, premier texte panafricain engageant les États à prévenir et combattre la corruption.
Cette année, le message de l'Union africaine se veut plus offensif que rituel : « le temps est à l'action concrète », a fait savoir l'organisation.
Ce que dit le président de l'UA
Évariste Ndayishimiye, chef de l'État burundais et président en exercice de l'Union africaine, a qualifié la corruption de « gangrène », l'accusant de miner la croissance et de compromettre l'avenir des nations africaines.
Son propos ne cible aucun pays en particulier. Il s'adresse à l'ensemble des 55 membres de l'organisation continentale, appelés à traduire les engagements de Maputo en résultats mesurables.
Pourquoi ça concerne aussi le Gabon
Le Gabon a ratifié la Convention de Maputo et s'est engagé, comme les autres signataires, à se doter d'organes et de textes de lutte contre la corruption.
L'appel de l'UA tombe alors que plusieurs pays africains, dont le Gabon depuis la transition engagée en 2023, affichent la lutte contre les malversations parmi leurs priorités affichées. Le message continental sert de rappel : les engagements pris doivent se mesurer à l'aune de résultats concrets, pas seulement de déclarations.
À retenir
- 11 juillet : Journée africaine de lutte contre la corruption, en écho à la Convention de Maputo (2003).
- L'UA parle de « gangrène » freinant le développement du continent.
- Le message s'adresse à tous les États membres, sans viser un pays précis.
- Une seule source disponible à ce stade sur les détails de la déclaration ; à suivre.
À lire aussi

Gestion des déchets : le groupe Jospong reçu par Adrien Nguema Mba
Le ministre de l'Intérieur, Adrien Nguema Mba, a reçu une délégation de Jospong International Business. Au menu de cette audience : la gestion des déchets, un sujet sensible pour les grandes villes gabonaises. Aucun accord chiffré n'a été communiqué à ce stade.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé en Côte d'Ivoire ce mardi pour participer au 66e anniversaire de l'indépendance du pays. Il est accompagné de la Première Dame Zita Oligui Nguema. Ce déplacement s'inscrit dans les échanges diplomatiques entre chefs d'État africains à l'occasion des grandes dates nationales.
À la uneLe Président veut moderniser les campus universitaires du pays
Le ministère de l'Enseignement supérieur annonce l'engagement du Chef de l'État en faveur de la modernisation des campus universitaires gabonais. Un signal fort pour des milliers d'étudiants qui réclament depuis des années des conditions d'études décentes.