Édition du matin · lundi 13 juillet 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
International

Corruption en Afrique : l'UA appelle à des actes, pas des discours

Le président de l'Union africaine dénonce une « gangrène » qui freine le développement du continent.

L'Union africaine a marqué samedi la Journée africaine de lutte contre la corruption par un appel pressant à l'action. Le message, porté par le président en exercice de l'organisation, vise les 55 États membres — le Gabon compris.

Drapeaux de l'Union africaine devant un bâtiment institutionnel
L'Union africaine a marqué la Journée africaine de lutte contre la corruption par un appel à l'action concrète.

Une journée, une convention, un rappel

Chaque 11 juillet, le continent commémore l'adoption de la Convention de Maputo, signée en 2003, premier texte panafricain engageant les États à prévenir et combattre la corruption.

Cette année, le message de l'Union africaine se veut plus offensif que rituel : « le temps est à l'action concrète », a fait savoir l'organisation.

Ce que dit le président de l'UA

Évariste Ndayishimiye, chef de l'État burundais et président en exercice de l'Union africaine, a qualifié la corruption de « gangrène », l'accusant de miner la croissance et de compromettre l'avenir des nations africaines.

Son propos ne cible aucun pays en particulier. Il s'adresse à l'ensemble des 55 membres de l'organisation continentale, appelés à traduire les engagements de Maputo en résultats mesurables.

Pourquoi ça concerne aussi le Gabon

Le Gabon a ratifié la Convention de Maputo et s'est engagé, comme les autres signataires, à se doter d'organes et de textes de lutte contre la corruption.

L'appel de l'UA tombe alors que plusieurs pays africains, dont le Gabon depuis la transition engagée en 2023, affichent la lutte contre les malversations parmi leurs priorités affichées. Le message continental sert de rappel : les engagements pris doivent se mesurer à l'aune de résultats concrets, pas seulement de déclarations.

À retenir

  • 11 juillet : Journée africaine de lutte contre la corruption, en écho à la Convention de Maputo (2003).
  • L'UA parle de « gangrène » freinant le développement du continent.
  • Le message s'adresse à tous les États membres, sans viser un pays précis.
  • Une seule source disponible à ce stade sur les détails de la déclaration ; à suivre.

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