Édition du matin · lundi 13 juillet 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
International

Sahel : le patron de l'Union africaine à Bamako pour renouer le dialogue

Mahmoud Ali Youssouf multiplie les rencontres à Bamako pour tenter de rapprocher l'UA des pays de l'AES.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, était à Bamako ce lundi pour une série d'entretiens de haut niveau. Objectif affiché : relancer le dialogue entre l'organisation panafricaine et les États du Sahel, dont le Mali, qui s'en sont éloignés depuis 2023.

Rencontre diplomatique entre un responsable de l'Union africaine et des autorités maliennes à Bamako
Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine, en déplacement à Bamako.

Une tournée diplomatique à haut risque

Mahmoud Ali Youssouf a rencontré dimanche le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, avant de s'entretenir ce lundi avec le président de la transition, le général Assimi Goïta. Ces échanges s'inscrivent dans une démarche entamée par l'Union africaine depuis mai 2025 pour renouer le fil avec l'Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Pourquoi cette brouille remonte à loin

Ces trois pays, dirigés par des juntes militaires issues de coups d'État, s'étaient progressivement distancés des instances continentales, reprochant à l'UA une gestion jugée trop proche des anciennes puissances régionales. La rupture avait fragilisé la capacité de l'organisation à peser sur la crise sécuritaire qui frappe la bande sahélienne, marquée par la persistance des groupes armés et l'instabilité institutionnelle.

Ce que l'on sait, ce que l'on ignore encore

L'information circule pour l'instant à partir d'une seule source, ce qui invite à la prudence sur le contenu précis des discussions et sur les résultats concrets attendus de cette visite. Aucun communiqué officiel détaillant un accord ou un calendrier n'a été confirmé à ce stade.

Et pour le Gabon ?

Le Gabon, membre de l'Union africaine, a intérêt à voir l'organisation retrouver une influence réelle sur les crises régionales : une UA affaiblie au Sahel, c'est un mécanisme continental de médiation moins crédible pour l'ensemble du continent, y compris pour les dossiers qui concernent directement Libreville. À suivre dans les prochains jours pour savoir si cette rencontre débouche sur des engagements concrets.

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