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Le Brief.
Politique

Décentralisation : Libreville relance le financement des communes

Un comité interministériel a planché ce jeudi sur les moyens à donner aux collectivités locales, un chantier bloqué depuis presque trente ans.

Réuni ce jeudi 23 juillet sous la présidence du Vice-président du gouvernement Hermann Immongault, l'exécutif a rouvert le dossier du financement de la décentralisation. En cause : le transfert de compétences et de ressources aux communes et départements, promis depuis près de trente ans mais resté largement lettre morte.

Façade d'une mairie gabonaise dans une ville de l'intérieur du pays
La décentralisation doit permettre aux collectivités locales de financer elles-mêmes des services de proximité.

Un chantier vieux de trois décennies

La décentralisation figure dans les textes gabonais depuis le début des années 1990. Sur le papier, les collectivités locales doivent gérer une partie des services de proximité : voirie, marchés, état civil, assainissement. Dans les faits, la plupart des communes et départements survivent avec des budgets squelettiques, dépendants des dotations de l'État et souvent versés en retard.

Ce jeudi, le comité interministériel sectoriel réuni autour d'Hermann Immongault s'est penché sur les blocages qui empêchent ce transfert de devenir réalité. Aucun montant ni calendrier précis n'a été communiqué à ce stade, mais la tenue de cette réunion signale une volonté de sortir le dossier des tiroirs.

Ce que ça changerait concrètement

Donner de vraies ressources aux mairies et aux conseils départementaux, c'est permettre à un maire de Lambaréné ou de Tchibanga de financer lui-même l'entretien d'une route ou la réfection d'un marché, sans attendre un arbitrage venu de Libreville. C'est aussi, en théorie, réduire les inégalités entre une capitale mieux équipée et des localités de l'intérieur souvent laissées pour compte.

La décentralisation reste un serpent de mer de la vie publique gabonaise : plusieurs relances ont déjà été annoncées par le passé sans traduction budgétaire durable. La vigilance porte désormais sur la suite : les décisions concrètes qui pourraient sortir de ce comité, leur inscription dans le prochain budget de l'État et un calendrier de mise en œuvre vérifiable.

À suivre

Ni les modalités de financement ni un échéancier n'ont filtré à l'issue de cette rencontre. Le gouvernement doit désormais préciser quelles compétences seront transférées, avec quelles ressources, et selon quel calendrier — les prochaines étapes diront si cette relance se distingue des précédentes.

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