Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Politique

Deux lois vont redessiner le statut des fonctionnaires

Un atelier de trois jours à Libreville doit valider les nouveaux textes régissant l'État employeur.

Du 22 au 24 juillet, représentants des administrations et experts planchent à Libreville sur deux projets de loi appelés à moderniser en profondeur le statut des agents publics. Recrutement, avancement, rémunération, évaluation : la réforme touche tous les leviers de la gestion des fonctionnaires, avec un objectif affiché d'intégrer les nouveaux métiers du numérique.

Participants réunis en atelier de travail dans une salle de conférence à Libreville
L'atelier de validation des deux projets de loi se tient à Libreville du 22 au 24 juillet 2026.

Ce qu'il faut retenir

L'atelier, ouvert mercredi par la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, examine deux textes présentés comme le futur socle du cadre statutaire des agents publics : le nouveau Statut général de la fonction publique et le nouveau Statut général des fonctionnaires.

Pendant trois jours, les participants doivent examiner, amender et valider ces projets de loi avant leur transmission dans le circuit législatif. La ministre a présenté cette réforme comme l'un des chantiers majeurs engagés par son département.

Ce que ça change concrètement

Les textes en discussion touchent à des leviers très concrets de la vie professionnelle des agents de l'État : les règles de recrutement, les modalités d'avancement, la grille de rémunération et les méthodes d'évaluation des performances.

Autre nouveauté attendue : la prise en compte des métiers émergents liés au numérique et à l'intelligence artificielle, absents des statuts actuels. Pour l'administration gabonaise, il s'agit de disposer d'un cadre capable d'intégrer des compétences que les textes en vigueur ne prévoient pas.

Et maintenant ?

A l'issue de l'atelier, les projets validés doivent suivre leur parcours institutionnel avant adoption. Aucune date n'a été communiquée pour la suite du processus, mais la démarche s'inscrit dans une volonté affichée de moderniser la gestion des ressources humaines de l'État, un chantier suivi de près par les organisations syndicales et les agents publics eux-mêmes, premiers concernés par ces futurs textes.

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