Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Diplôme ne suffit plus : le savoir-être, clé de la performance

Compétences techniques et leadership humain ne font pas toujours bon ménage — un constat qui interroge la formation au Gabon.

Un diplôme prestigieux ne garantit pas la réussite managériale. Selon une analyse publiée récemment, plusieurs cadres gabonais brillants sur le papier ont échoué à transformer leurs organisations, faute de savoir-être : fédérer, inspirer, gérer les conflits. Un débat qui touche directement la formation des élites du pays.

Cadre s'adressant à une équipe lors d'une réunion de travail
Le savoir-être, une compétence encore peu valorisée dans les cursus académiques classiques.

Le constat : des diplômes qui ne suffisent pas

Il existerait au Gabon des cadres détenteurs de diplômes parmi les plus prestigieux qui, une fois aux commandes d'une organisation, n'ont pas réussi à la transformer. Selon une analyse récente, la cause ne serait pas technique : ces profils maîtriseraient parfaitement leur domaine d'expertise.

Ce qui manquerait, c'est un ensemble de compétences qu'on n'enseigne pas en amphithéâtre : la capacité à inspirer une équipe, à fédérer des collaborateurs autour d'un projet, à gérer les tensions internes, à incarner par l'exemple les valeurs qu'on prône.

Savoir, savoir-faire, savoir-être : la distinction qui compte

Ce triptyque, classique en sciences de gestion, distingue les connaissances théoriques (le savoir), la maîtrise technique (le savoir-faire) et les aptitudes relationnelles et comportementales (le savoir-être).

Selon nos informations, cette dernière dimension serait la moins travaillée dans les parcours académiques classiques, alors qu'elle conditionnerait souvent la capacité d'un dirigeant à faire adhérer ses équipes à une vision.

Un enjeu identifié pour les institutions gabonaises

L'analyse évoque une précédente réflexion consacrée à l'Université des Sciences de la Santé, sans toutefois préciser à ce stade quelles mesures concrètes en découleraient. L'information reste à ce jour émise par une seule source, ce qui invite à la prudence sur la portée exacte du diagnostic.

Pourquoi ça compte pour le Gabon

Si ce constat se confirme, il questionnerait directement la manière dont les futurs cadres — dans l'administration comme dans les entreprises publiques et privées — sont formés avant d'accéder à des postes à responsabilité. Former des techniciens brillants ne suffirait pas à garantir des organisations performantes ; il faudrait aussi cultiver la capacité à diriger des hommes.

À retenir : un diagnostic encore isolé, mais qui pose une vraie question pour l'avenir des filières de formation au Gabon. Affaire à suivre.

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