Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Éducation : le diplôme ne suffit plus, place au savoir-être

Un article prolonge la réflexion sur l'USE et pose une question simple : à quoi servent des bâtiments modernes si les contenus pédagogiques restent inchangés ?

Après avoir présenté l'Université des Sciences de l'Éducation comme un pilier du redressement national, une analyse pousse plus loin : sans réforme des contenus pédagogiques, les nouvelles infrastructures ne changeront rien. Le vrai levier, selon ce texte, serait le savoir-être des futurs diplômés.

Étudiants échangeant devant un bâtiment universitaire moderne
Le Cap Esterias doit accueillir l'Université des Sciences de l'Éducation, présentée comme un pilier de la formation nationale.

Ce qu'il faut retenir

Le raisonnement part d'un constat déjà posé ailleurs : l'Université des Sciences de l'Éducation (USE), au Cap Esterias, est présentée comme une pièce maîtresse de la stratégie nationale de formation. Mais des murs neufs et des équipements modernes ne suffisent pas, selon cette analyse, si l'on ne touche pas à ce qui se transmet réellement dans les salles de classe.

L'argument central : le système éducatif gabonais aurait longtemps privilégié l'accumulation de savoirs théoriques, au détriment de compétences comportementales — ponctualité, esprit d'équipe, sens des responsabilités, capacité à s'adapter. Ces qualités, regroupées sous le terme de « savoir-être », seraient devenues le véritable critère de performance dans le monde professionnel, davantage que le diplôme lui-même.

Un enjeu concret pour les Gabonais

À ce stade, une seule source documente cette analyse ; elle mérite d'être suivie mais reste, pour l'instant, un point de vue à confirmer plutôt qu'un fait institutionnel établi. Aucune mesure officielle, aucun calendrier de réforme des programmes n'est pour le moment confirmé.

Ce qui reste vérifiable, c'est l'existence même du projet USE au Cap Esterias, déjà identifié comme un investissement structurant pour la formation des enseignants et, plus largement, pour le capital humain national. Et alors, qu'est-ce que ça change concrètement ? Si l'infrastructure avance, la question posée — celle du contenu enseigné — conditionnera l'employabilité réelle des futurs diplômés, dans un pays où le décalage entre formation académique et attentes des employeurs revient régulièrement dans le débat public.

À suivre

Le débat, encore émergent, pose une bonne question : bâtir ne suffit pas, il faut aussi réformer ce qu'on enseigne. Reste à savoir si cette réflexion trouvera un relais institutionnel — au niveau du ministère de l'Éducation ou de l'USE elle-même — pour se traduire en actes.

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