Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Épaves à Libreville : la mairie se donne 5 mois pour nettoyer les rues

Une vaste opération de retrait des véhicules abandonnés démarre le 15 juillet dans les six arrondissements de la capitale.

La mairie de Libreville lance le 15 juillet une opération baptisée «Restauration de l'ordre urbain». Objectif : débarrasser la capitale des épaves de véhicules qui encombrent la voie publique depuis des années. Durée annoncée : cinq mois, dans les six arrondissements de la ville.

Véhicules abandonnés et rouillés garés le long d'une rue de Libreville
Des épaves de véhicules jonchent régulièrement les rues de la capitale gabonaise.

Ce qu'il faut retenir

  • Date de lancement : mercredi 15 juillet 2026.
  • Durée prévue : cinq mois.
  • Zone concernée : les six arrondissements de Libreville.
  • Cible principale : les épaves de véhicules abandonnées sur la voie publique.
  • Les occupants de certains sites concernés réclament des solutions de relogement ou d'alternatives avant tout retrait.

Un problème visible depuis longtemps

Carcasses rouillées sur les trottoirs, véhicules hors d'usage garés depuis des mois voire des années : le décor est familier pour quiconque circule dans la capitale. Ces épaves gênent la circulation, bloquent parfois l'accès aux riverains et donnent à certains quartiers un air d'abandon.

L'opération «Restauration de l'ordre urbain» entend s'attaquer directement à ce point noir du quotidien. La mairie mise sur une campagne étalée dans le temps plutôt que sur une intervention ponctuelle, signe d'une volonté de traiter le problème de fond en comble plutôt que de le déplacer.

Des occupants qui demandent des garanties

Selon des informations recueillies sur le terrain, des personnes installées sur certains sites visés par l'opération réclament des alternatives concrètes avant tout retrait. La nature exacte de ces demandes — relogement, indemnisation, délai supplémentaire — reste à préciser dans les prochaines semaines.

Cette réaction rappelle que derrière chaque épave ou installation illégale, il y a parfois une situation humaine ou économique qu'il faudra accompagner pour que l'opération se déroule sans heurts.

Et pour les Librevillois ?

Si elle tient ses délais, l'opération pourrait changer concrètement le visage de plusieurs artères de la capitale d'ici la fin de l'année. Des rues désencombrées, c'est potentiellement moins d'accidents, une circulation plus fluide et un cadre de vie plus propre pour les riverains.

Reste à voir comment la mairie articulera fermeté et dialogue avec les occupants concernés, dans les cinq mois à venir.

À lire aussi