Faut-il rendre l'évaluation des politiques publiques obligatoire ?
Une tribune plaide pour transformer l'évaluation, souvent reléguée au rang de formalité, en véritable outil de décision d'État.
Une tribune récente met sur la table une question de fond : et si évaluer l'action publique n'était plus une case à cocher, mais une obligation légale ? L'argument s'appuie notamment sur les échanges remontés à la présidence par des agents de la SEEG, présentés comme un exemple de terrain écouté.

Une idée simple : évaluer pour décider
Le constat de départ tient en une phrase : l'évaluation des politiques publiques reste trop souvent un exercice de forme, produit après coup, sans réel effet sur les décisions suivantes. La tribune propose l'inverse : faire de l'évaluation un passage obligé avant, pendant et après toute réforme, pour que les résultats mesurés pèsent vraiment sur les choix de l'État.
Ce n'est pas un simple débat de spécialistes. Une évaluation prise au sérieux, c'est la possibilité de corriger une politique publique avant qu'elle ne coûte cher aux Gabonais, que ce soit en délais, en argent public ou en confiance.
L'exemple cité : les agents de la SEEG face au Président
Pour illustrer son propos, la tribune s'appuie sur des échanges entre des agents de la Société d'énergie et d'eau du Gabon et le Président de la République, au cours desquels des difficultés de terrain et des propositions concrètes auraient été exposées. Cet épisode est présenté comme un exemple de remontée directe d'informations vers le sommet de l'État.
À ce stade, ces échanges sont rapportés par une seule source et méritent d'être pris avec la prudence qui s'impose : ils illustrent une méthode possible, pas encore un dispositif d'évaluation généralisé et institutionnalisé.
Ce qu'il faut retenir
- L'idée défendue : sortir l'évaluation de la routine administrative pour en faire un outil de pilotage de l'État.
- L'illustration avancée : des échanges entre agents de la SEEG et le Président de la République, cités comme exemple d'écoute du terrain.
- Le point de vigilance : il s'agit pour l'instant d'une proposition et d'un exemple isolés, à confirmer par d'autres sources avant d'en tirer des conclusions sur une réforme effective.
- La question qui reste ouverte : quel cadre légal, quel calendrier et quelle institution porteraient une telle obligation d'évaluation si elle devait voir le jour.
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