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Politique

Gouvernance : le Gabon absent d'un classement africain

Un rapport sur l'efficacité des gouvernements distingue Maurice, mais laisse le Gabon hors tableau.

Un rapport du Chandler Governance Group évalue l'efficacité de trente-cinq gouvernements africains, avec Maurice en tête du classement. Le Gabon n'y figure pas, une absence dont les raisons précises restent à préciser.

Carte stylisée de l'Afrique illustrant un classement de gouvernance
Le classement du Chandler Governance Group évalue 35 pays africains sur leur efficacité gouvernementale.

Ce que dit le rapport

Le Chandler Governance Group, organisme qui mesure la capacité des États à transformer leurs ressources en résultats concrets pour les citoyens, a publié un classement portant sur 35 pays africains. Maurice occupe la première place, confirmant une réputation de bonne gestion publique déjà relevée par d'autres études internationales sur le continent.

Une absence à clarifier

Le Gabon ne figure pas parmi les pays évalués. Selon nos informations, cette absence tiendrait davantage à un manque de données disponibles ou exploitables par les auteurs du rapport qu'à une évaluation négative du pays. Aucun élément ne permet pour l'heure d'affirmer que Libreville aurait été volontairement écarté ou mal noté.

Ce type d'exercice repose sur des indicateurs précis : qualité des services publics, gestion budgétaire, capacité d'exécution des politiques. Sans données transmises ou vérifiées, un pays peut simplement rester hors champ d'analyse, ce qui arrive régulièrement à plusieurs États du continent.

Pourquoi cela compte pour le Gabon

Ces classements influencent la perception des investisseurs et des bailleurs de fonds, qui s'en servent parfois comme repère rapide avant d'approfondir leur analyse. Ne pas y figurer prive le pays d'une vitrine, sans pour autant constituer un jugement défavorable.

La question posée aux autorités gabonaises est désormais celle de la disponibilité et de la fiabilité des statistiques publiques. Renforcer la collecte de données administratives, un chantier déjà identifié par plusieurs institutions nationales, permettrait au Gabon d'apparaître dans ce type de comparaisons internationales et d'y défendre sa propre trajectoire.

À retenir : le classement ne condamne pas la gouvernance gabonaise, il révèle surtout un manque de données exploitées à l'échelle continentale.

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