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Politique

Justice: le Gabon veut mieux armer sa loi contre les trafics transfrontaliers

Le Garde des Sceaux et l'ONUDC ont évoqué une réforme du code de procédure pénale et une juridiction spécialisée.

Le ministre de la Justice Augustin Emane a reçu jeudi une délégation de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Au menu: combler les failles du droit pénal gabonais face à la criminalité transfrontalière liée aux ressources naturelles.

Réunion officielle entre le ministre de la Justice gabonais et des représentants de l'ONUDC
Le ministre de la Justice a reçu une délégation de l'ONUDC le 23 juillet à Libreville.

Ce qui s'est dit

Augustin Emane, Garde des Sceaux, a échangé le 23 juillet avec Aliou Sall, chef du bureau de l'ONUDC, accompagné de Sérigne Assane Dramé, coordonnateur régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre du Programme mondial sur les crimes contre l'environnement. Trois sujets ont dominé la discussion: la lutte contre la criminalité transfrontalière basée sur les ressources durables, la révision du code de procédure pénale, et la création d'une juridiction spécialisée.

Le constat: un vide juridique

Selon les échanges rapportés, le code de procédure pénale gabonais n'est pas armé pour prévenir la criminalité transfrontalière, maritime et environnementale, notamment dans les aires protégées. L'ONUDC a plaidé pour une logique claire: démanteler les réseaux et faire condamner leurs auteurs, plutôt que se limiter aux saisies.

L'appui proposé par l'ONUDC

L'organisation onusienne s'est dite prête à accompagner le Gabon sur deux fronts. D'abord la formation, avec un renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale, magistrats en tête. Ensuite l'appui technique pour développer des instruments juridiques de prévention en matière de préservation des aires protégées.

Et maintenant?

Augustin Emane a assuré que le Gouvernement gabonais est prêt à poursuivre les discussions avec l'ONUDC. Aucun calendrier précis n'a été communiqué pour la réécriture du code de procédure pénale ni pour la création de la juridiction spécialisée évoquée. Ces annonces restent, à ce stade, des pistes de travail ouvertes entre les deux parties.

Ce qu'il faut retenir: un chantier juridique s'ouvre pour mieux poursuivre les trafics liés aux ressources naturelles, avec un partenaire international disposé à former les magistrats gabonais. La suite dépendra du rythme donné à la réforme du texte pénal.

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