Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Le Gabon veut réconcilier école et emploi

Un comité interministériel pose les bases d'une réforme pour former aux métiers qui existent vraiment.

Le gouvernement a lancé les travaux préparatoires d'une réforme baptisée l'école des compétences. Objectif : arrimer les formations aux besoins réels du marché du travail, pour que les diplômes mènent enfin à des emplois.

Réunion officielle du comité interministériel sur le capital humain au Gabon
Le comité interministériel sectoriel sur le capital humain a lancé les travaux préparatoires de la réforme.

Un constat partagé depuis des années

Au Gabon comme ailleurs, le décalage entre ce qu'on enseigne et ce que recherchent les employeurs alimente le chômage des jeunes diplômés. C'est ce chantier que le gouvernement a officiellement ouvert, à travers un comité interministériel sectoriel dédié au capital humain, réuni autour du Vice-président du gouvernement Hermann Immongault.

Ce comité doit préparer de grandes assises nationales consacrées à ce que les autorités appellent l'école des compétences. L'idée n'est pas de rajouter une réforme de plus, mais de repenser le système éducatif pour qu'il colle davantage aux réalités économiques du pays.

Ce que ça change concrètement

Derrière l'intitulé, un enjeu très concret : arrêter de former des jeunes vers des filières saturées quand d'autres secteurs, eux, peinent à trouver de la main-d'œuvre qualifiée. Rapprocher formation et emploi, c'est aussi permettre à un bachelier de savoir, avant de choisir sa filière, dans quel secteur il aura des chances réelles de travailler.

À ce stade, les travaux du comité interministériel restent préparatoires. Aucun calendrier précis ni détail de programme n'a encore été communiqué : les assises nationales annoncées doivent justement servir à définir les contours concrets de la réforme, secteur par secteur.

À suivre

Le succès de ce chantier se mesurera à sa capacité à sortir du discours d'intention. Les prochaines étapes, la tenue effective des assises et les mesures qui en sortiront, diront si cette école des compétences reste un slogan ou devient un vrai levier contre le chômage des jeunes.

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