Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Lieux de culte : l’État veut mettre fin aux dérives religieuses

Le ministère de l’Intérieur a réuni responsables d’églises et autorités coutumières pour encadrer un secteur en pleine expansion incontrôlée.

Face à la multiplication des lieux de prière et à des pratiques jugées douteuses, le gouvernement a convoqué ce mardi 21 juillet 2026 une concertation inédite. Autour de la table : responsables d’églises, représentants des cultes traditionnels et autorités coutumières, réunis à l’initiative du ministère de l’Intérieur.

Réunion entre responsables religieux et représentants du gouvernement gabonais
Une concertation entre autorités et responsables religieux s'est tenue le 21 juillet 2026 à l'initiative du ministère de l'Intérieur.

Un secteur devenu difficile à contrôler

Depuis plusieurs années, les lieux de prière poussent un peu partout au Gabon, souvent sans autorisation ni contrôle réel. Selon nos informations, cette prolifération s’accompagne de dérives préoccupantes, parfois qualifiées de charlatanisme par les autorités, qui touchent aussi bien les nouvelles églises que certaines pratiques traditionnelles détournées.

Le ministère de l’Intérieur a donc choisi la voie du dialogue plutôt que de la sanction immédiate. Responsables d’églises, représentants des cultes traditionnels et autorités coutumières se sont retrouvés autour d’une même table pour la première fois sur ce sujet précis.

Ce que veut l’État

L’objectif affiché est double : distinguer les pratiques religieuses légitimes des abus, et poser un cadre clair pour l’ouverture et le fonctionnement des lieux de culte. Il ne s’agit pas de stigmatiser une religion ou une communauté en particulier, mais de protéger les fidèles contre des dérives qui peuvent aller jusqu’à l’exploitation financière ou psychologique.

Les détails du dispositif envisagé — enregistrement des structures, contrôles, éventuelles sanctions — n’ont pas encore été précisés publiquement. La rencontre du 21 juillet s’annonce comme une première étape avant des mesures plus concrètes.

Et pour les Gabonais ?

Si rien n’est encore acté, ce geste marque une volonté claire de l’État de reprendre la main sur un domaine longtemps laissé sans encadrement strict. Pour les fidèles, cela pourrait signifier à terme plus de garanties sur la nature des lieux qu’ils fréquentent. Reste à voir quelles mesures concrètes suivront cette concertation, et selon quel calendrier.

À lire aussi