Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Monument Damas Aleka : deux ans de retard, 8,5 milliards dépensés

L'entrepreneur en charge du chantier a été convoqué en justice, a annoncé la présidence.

Le monument dédié à Georges Damas Aleka, auteur de l'hymne national gabonais, accumule deux ans de retard malgré 8,5 milliards de FCFA déjà engagés sur fonds publics. La présidence de la République a confirmé que l'entrepreneur responsable du chantier a été convoqué devant la justice.

Chantier inachevé d'un monument public à Libreville, avec échafaudages visibles
Le monument dédié à Georges Damas Aleka, auteur de l'hymne national, est à l'arrêt depuis deux ans.

Un chantier à l'arrêt depuis deux ans

Le porte-parole de la présidence de la République l'a confirmé lors de sa conférence de presse du 17 juillet 2026 à Libreville : le monument dédié à Georges Damas Aleka n'a pas avancé depuis deux ans. Ce projet, financé sur fonds publics, devait rendre hommage à l'auteur de l'hymne national gabonais.

Montant déjà englouti dans l'opération : 8,5 milliards de FCFA. Un chiffre lourd pour un édifice toujours inachevé, et qui explique la fermeté du ton adopté par la présidence face à la situation.

L'entrepreneur devant la justice

Face à ce blocage, les autorités ont décidé de porter l'affaire devant les tribunaux. L'entrepreneur en charge des travaux a été convoqué en justice, selon les précisions apportées par le porte-parole de la présidence. Aucun détail supplémentaire n'a été communiqué à ce stade sur les motifs précis de responsabilité retenus ni sur le calendrier de la procédure.

Ce qu'il faut retenir

  • Un monument public à l'arrêt depuis deux ans malgré des fonds déjà versés.
  • 8,5 milliards de FCFA dépensés sur ce chantier.
  • L'entrepreneur responsable convoqué en justice, annonce faite lors d'une conférence de presse officielle.
  • Les suites judiciaires et le calendrier de reprise éventuelle des travaux restent à préciser.

Cette affaire illustre les difficultés de suivi de certains grands projets financés par l'État. Le recours à la justice marque une volonté affichée de faire rendre compte de l'utilisation des fonds publics, dans un dossier qui reste, pour l'instant, incomplet sur ses suites concrètes.

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