Édition du matin · lundi 13 juillet 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Police : huit recrues radiées pour grossesse, la question des pères reste posée

Huit jeunes policières exclues de la formation pour non-respect d'une clause anti-grossesse, sans qu'aucune sanction ne vise leurs partenaires.

Huit recrues de la police ont été radiées des effectifs pour être tombées enceintes pendant leur formation, en application d'un règlement qui l'interdit. L'affaire relance un débat : pourquoi seules les femmes concernées sont-elles sanctionnées ? Information reposant sur une seule source à ce stade, à confirmer.

Bâtiment d'une école de formation policière au Gabon, illustration institutionnelle
Une clause réglementaire interdit la grossesse durant la formation des recrues de police.

Ce qu'on sait

  • Huit jeunes recrues de la police auraient été exclues de leur formation après avoir été enceintes.
  • Le règlement invoqué interdit la grossesse pendant la formation et durant les deux premières années de carrière.
  • Cette clause serait justifiée par un impératif de disponibilité opérationnelle des agentes.
  • Selon nos informations, seules les femmes concernées ont été sanctionnées ; aucune mesure équivalente ne viserait les hommes impliqués.

Une règle qui interroge

Ce type de clause n'est pas propre au Gabon : plusieurs corps en uniforme, dans différents pays, appliquent des restrictions similaires durant les périodes de formation initiale. L'objectif affiché est de garantir que les recrues puissent suivre l'intégralité du programme physique et théorique sans interruption.

Mais l'application unilatérale de cette règle, qui ne touche que les femmes, soulève une question d'équité. Si la grossesse est jugée incompatible avec la formation, la responsabilité partagée devrait logiquement l'être aussi, estiment plusieurs observateurs consultés de manière informelle.

Ce qui reste à vérifier

À ce stade, une seule source a rapporté ces faits et la fiabilité de l'information reste à confirmer. Plusieurs points méritent des précisions officielles :

  • Le nombre exact de recrues concernées et la date des radiations.
  • Le texte réglementaire précis encadrant cette interdiction.
  • L'existence ou non d'un mécanisme de sanction visant les partenaires impliqués.

À suivre

Aucune réaction officielle de la hiérarchie policière n'a pour l'instant été rapportée sur ce dossier. Le Brief suivra l'évolution de cette affaire et mettra à jour l'information dès que des éléments supplémentaires seront confirmés par les autorités compétentes.

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