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Le Brief.
Société

Pollution marine : deux ans de recherche gabonaise dévoilés

Des chercheurs ont présenté à Libreville les résultats d'une étude inédite sur l'état des côtes et des océans gabonais.

Les partenaires du Fonds Équipe France pour la 3e Conférence des Nations Unies sur l'Océan ont restitué, mercredi dernier à l'Institut français du Gabon, deux années de travaux sur la pollution des écosystèmes côtiers et marins du pays. Un état des lieux qui touche directement au poisson dans l'assiette et à la santé des riverains du littoral.

Littoral gabonais avec mangroves et pirogues de pêche
Le littoral gabonais, entre pêche artisanale et écosystèmes fragiles, au cœur de l'étude sur la pollution marine.

Ce qu'il faut retenir

  • Les résultats de deux années de recherches sur la pollution marine et côtière au Gabon ont été présentés à l'Institut français du Gabon.
  • L'étude couvre trois volets : l'état des pollutions, leurs impacts sur les ressources halieutiques (le poisson pêché et consommé) et sur la santé des populations littorales.
  • Un troisième axe visait le renforcement des capacités scientifiques nationales, c'est-à-dire former des chercheurs gabonais capables de poursuivre ce type de suivi.
  • La restitution a été portée par les partenaires du Fonds Équipe France UNOC 3, dont la représentante de l'IRD pour l'Afrique centrale, Dr Odile Ouwe.

Pourquoi ça compte pour le Gabon

Le littoral gabonais, ses mangroves et ses zones de pêche artisanale sont une source de revenus et de nourriture pour des milliers de familles, de Libreville à Port-Gentil. Savoir précisément où et comment la pollution s'installe permet, à terme, de mieux protéger ces ressources plutôt que de réagir après coup.

Ce travail s'inscrit dans la préparation gabonaise de la 3e Conférence des Nations Unies sur l'Océan (UNOC 3), un rendez-vous international où les pays doivent défendre des engagements concrets sur la protection des mers. Disposer de données scientifiques nationales solides renforce la position du Gabon dans ces discussions.

Ce qu'on ne sait pas encore

D'après nos informations, les détails précis des résultats — niveaux de pollution mesurés, zones les plus touchées, recommandations chiffrées — n'ont pas encore été rendus publics dans le détail. Cette restitution reste, à ce stade, une première étape de partage entre partenaires scientifiques et institutionnels.

À suivre : la publication complète de l'étude et ses éventuelles traductions en mesures concrètes de protection du littoral gabonais.

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