Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Quand les saisons ne collent plus au calendrier des anciens

À Libreville, des agricultrices constatent que la nature ne suit plus le rythme transmis par leurs aînés.

Le calendrier agricole hérité des générations précédentes ne dit plus grand-chose du temps qu'il fait. Selon un témoignage recueilli à Libreville, des agricultrices ne savent plus précisément quand planter manioc, banane ou oseille, tant les saisons se sont dérégulées. Ce qu'il faut retenir de ce constat de terrain.

Agricultrice cultivant une parcelle de manioc près de Libreville
Le calendrier agricole traditionnel, transmis de génération en génération, perd ses repères face au dérèglement des saisons.

Un repère qui se dérègle

Pendant des générations, les paysans gabonais se sont fiés à un calendrier transmis oralement : telle lune pour semer, telle saison des pluies pour repiquer. Ce repère ne fonctionne plus comme avant, selon un témoignage recueilli auprès d'agricultrices de la région de Libreville.

Les cultures vivrières les plus courantes du quotidien gabonais sont concernées : manioc, banane, oseille. Ces produits de base, qui remplissent les marchés et les assiettes, dépendent directement d'un rythme des pluies et du soleil devenu imprévisible.

Ce que dit le constat de terrain

Le témoignage s'appuie sur une réflexion associant observation de terrain et regard scientifique, celui du biologiste Olivier Hamant, pour éclairer ce dérèglement du calendrier agricole traditionnel. L'idée centrale : la nature « ne tient plus parole », les repères saisonniers habituels ne permettent plus d'anticiper avec certitude.

À ce stade, une seule source documente ce constat — il s'agit d'un témoignage local, pas encore d'une étude chiffrée sur l'ensemble du territoire gabonais.

Ce que ça change concrètement

Pour les familles qui cultivent leur propre parcelle en périphérie de Libreville, se tromper de moment pour planter peut vouloir dire une récolte plus faible, donc moins de manioc ou de banane disponibles pour la consommation familiale ou la vente au marché.

À retenir :

  • Le calendrier agricole traditionnel perd sa fiabilité, selon un témoignage de terrain.
  • Les cultures vivrières de base (manioc, banane, oseille) sont directement concernées.
  • Une seule source alimente ce constat pour l'instant ; il mérite d'être suivi et confirmé par d'autres observations.
  • L'enjeu dépasse l'anecdote : il touche à la sécurité alimentaire des ménages qui cultivent pour se nourrir.

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