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RDC : le Sénat adopte sa loi sur la pêche et l'aquaculture

Le texte, voté sans opposition, doit encadrer un secteur vital pour l'Afrique centrale.

Le Sénat congolais a voté un texte harmonisé fixant les principes fondamentaux de la pêche et de l'aquaculture en RDC. Un vote quasi unanime qui clôt la navette parlementaire avec l'Assemblée nationale.

Pirogues de pêcheurs alignées sur les rives d'un grand fleuve
La pêche fluviale reste une activité économique majeure en Afrique centrale.

Ce qu'il faut retenir

Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, au Palais du peuple, le texte unique et harmonisé de la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l'aquaculture. Ce vote fait suite à l'adoption du rapport d'une commission mixte paritaire réunissant Assemblée nationale et Sénat, procédure prévue par la Constitution congolaise pour concilier deux versions d'un même texte.

Le résultat ne laisse guère de doute sur le consensus politique autour du sujet : sur 109 sénateurs que compte la chambre, 76 étaient présents et ont tous voté pour, sans aucune voix contre ni abstention. Le président du Sénat, Jean Michel Sama Lukonde, a lui-même annoncé ce résultat en séance.

Pourquoi ça compte au-delà de Kinshasa

La pêche et l'aquaculture restent, en RDC comme dans plusieurs pays d'Afrique centrale, des activités peu encadrées juridiquement malgré leur poids dans l'alimentation des populations. Fixer des principes fondamentaux au niveau législatif permet ensuite de bâtir des textes d'application plus précis : gestion des ressources, conditions d'exploitation, protection des espèces.

Pour le Gabon, dont le littoral et les fleuves partagent les mêmes enjeux de gestion durable des ressources halieutiques, ce type de réforme régionale se suit avec intérêt : elle peut inspirer ou accompagner les discussions déjà en cours sur la modernisation du cadre national de la pêche.

La suite

Le texte, ayant franchi l'étape du Sénat, doit encore suivre son parcours institutionnel avant promulgation. Les modalités concrètes d'application — quotas, licences, soutien à l'aquaculture — restent à préciser dans les prochains mois.

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