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Société

Secourisme au travail : le grand vide gabonais

Le Code du travail de 2021 existe, mais la prévention des accidents professionnels reste largement à construire.

Un accident sur un chantier, un malaise dans un bureau, une brûlure en atelier : qui, sur place, sait réagir dans les premières minutes ? Selon des constats publiés récemment, la formation aux gestes de premiers secours en entreprise reste insuffisamment développée au Gabon, malgré un cadre légal déjà en place depuis 2021.

Séance de formation aux premiers secours en milieu professionnel
La formation aux gestes de premiers secours reste peu répandue dans les entreprises gabonaises.

Ce que dit le constat

La santé et la sécurité au travail ne sont pas de simples formalités administratives. Elles relèvent d'un droit fondamental des travailleurs et constituent, pour les entreprises comme pour l'administration, un levier de performance.

C'est le point de départ d'un constat qui interpelle : malgré l'adoption du Code du travail de 2021, la prévention des risques professionnels au Gabon reste encore largement à structurer, notamment sur un point précis — la présence de secouristes formés sur les lieux de travail.

Pourquoi ça change la donne

Dans un atelier, sur un chantier, dans un bureau climatisé : un accident peut survenir n'importe où, n'importe quand. Les premières minutes après un incident sont souvent décisives pour limiter les conséquences, qu'il s'agisse d'une chute, d'une électrocution ou d'un malaise cardiaque.

Sans personnel formé aux gestes de premiers secours, l'attente des secours extérieurs peut coûter cher, en santé comme en vies humaines. C'est tout l'enjeu d'une formation systématique en milieu professionnel.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Code du travail de 2021 encadre déjà, en théorie, la sécurité au travail au Gabon.
  • La formation de secouristes en entreprise reste, selon ce constat, insuffisamment répandue.
  • L'enjeu dépasse l'administratif : il touche directement la protection des travailleurs au quotidien.
  • Reste à savoir quelles mesures concrètes pourraient accompagner ce cadre légal pour le rendre pleinement effectif.

Pour les Gabonais qui passent chaque jour huit heures ou plus sur leur lieu de travail, la question n'est pas théorique : elle se pose à chaque poste, dans chaque secteur, du bureau climatisé de Libreville à l'atelier industriel d'Owendo.

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