Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Société

Traite des personnes : un manuel unique pour protéger les victimes

Un document remis au ministre de la Justice doit harmoniser la prise en charge des victimes de traite au Gabon.

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, a reçu jeudi à Libreville un Manuel de procédures opérationnelles standardisées consacré à la prise en charge des victimes de traite des personnes et des migrants vulnérables. Objectif affiché : que tous les acteurs impliqués suivent enfin la même méthode. La remise coïncidait avec la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains.

Cérémonie officielle de remise d'un document au ministre de la Justice du Gabon
Le manuel de prise en charge des victimes de traite a été remis au ministre de la Justice à Libreville.

Ce qui a été remis

Le Manuel de Procédures opérationnelles standardisées de prise en charge des victimes de traite des personnes et des migrants en situation de vulnérabilité au Gabon a été officiellement remis au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, ce jeudi à Libreville.

Ce document fixe un cadre commun pour prévenir, protéger et assister les victimes. Jusqu'ici, chaque structure - forces de sécurité, services sociaux, magistrats, organisations de terrain - pouvait avancer avec ses propres réflexes. Le manuel vise à faire converger ces pratiques vers une méthode unique.

Pourquoi maintenant

La remise s'inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, célébrée chaque 30 juillet. Un rappel du calendrier international, mais aussi l'occasion pour le Gabon d'afficher un outil concret plutôt qu'une simple déclaration d'intention.

La traite des personnes recouvre des situations très concrètes : exploitation par le travail, mendicité forcée, exploitation sexuelle, ou encore migrants livrés à eux-mêmes une fois arrivés sur le territoire. Sans procédure claire, une victime identifiée dans une ville peut être traitée différemment que dans une autre, avec le risque qu'elle passe entre les mailles du dispositif.

Ce que ça change concrètement

Pour un agent de terrain - policier, travailleur social, magistrat -, disposer d'un manuel standardisé signifie savoir quoi faire, dans quel ordre, et vers qui orienter une victime présumée. Pour la victime elle-même, cela devrait se traduire par une prise en charge plus rapide et moins aléatoire, quel que soit le point d'entrée dans le système.

Reste à voir comment ce manuel sera diffusé et appliqué sur le terrain, notamment en dehors de Libreville. Aucune précision n'a pour l'instant été communiquée sur un calendrier de déploiement ou sur les moyens qui l'accompagneront.

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