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Le Brief.
Société

Une thèse gabonaise décortique les inégalités de genre en Afrique

Van Shiley Mavoungou Mouity décroche un doctorat très honorable à l'UOB sur les politiques économiques et le genre.

Van Shiley Mavoungou Mouity a soutenu jeudi sa thèse de doctorat en sciences économiques à l'Université Omar Bongo. Mention « très honorable » pour ce travail qui interroge comment les politiques économiques creusent, ou réduisent, les inégalités entre hommes et femmes en Afrique subsaharienne.

Salle de soutenance universitaire avec jury et candidat, ambiance académique
La soutenance s'est déroulée jeudi à l'Université Omar Bongo de Libreville.

Ce qu'il faut retenir

Van Shiley Mavoungou Mouity a obtenu, jeudi, le grade de docteur en sciences économiques à l'Université Omar Bongo de Libreville. Sa thèse, intitulée « Politiques économiques et inégalités de genre dans les pays d'Afrique subsaharienne », a reçu la mention « très honorable ».

Le jury, composé d'universitaires venus du Gabon, du Sénégal et de la République du Congo, a salué un travail qui analyse un enjeu concret : la manière dont les choix économiques d'un État peuvent accentuer ou atténuer les écarts entre hommes et femmes.

Pourquoi ce sujet compte

Derrière le vocabulaire académique, une question simple : une réforme fiscale, une politique d'emploi ou un plan de relance profitent-ils autant aux femmes qu'aux hommes ? Dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, les femmes restent surreprésentées dans l'informel et moins présentes sur le marché du travail formel, ce qui influence directement leur accès aux dispositifs publics.

Ce type de recherche nourrit un débat que suivent de près les institutions régionales et les bailleurs de fonds, qui conditionnent parfois leurs appuis à une meilleure prise en compte du genre dans les politiques publiques.

Et pour le Gabon ?

Cette soutenance illustre la vitalité de la recherche en sciences économiques à l'UOB, où plusieurs générations de doctorants travaillent sur des problématiques directement liées au développement du pays. Un jury international, associant des chercheurs sénégalais et congolais, confirme aussi les liens universitaires qui existent entre établissements de la sous-région.

Reste à voir si ces travaux trouveront un écho concret : ministères, organismes de statistique ou partenaires au développement pourraient s'appuyer sur ce type d'analyse pour affiner leurs propres politiques en matière d'égalité économique entre les sexes.

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