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Le Brief.
Économie

Volaille : l'État muscle la filière avicole gabonaise

Le Ministère de l'Agriculture et la Centrale d'Achat du Gabon annoncent un rapprochement pour renforcer la production nationale de poulet.

Le Ministère de l'Agriculture et la Centrale d'Achat du Gabon (CAG) ont annoncé ce jeudi 6 août 2026 une nouvelle étape dans la structuration de la filière avicole. Objectif affiché : rapprocher production locale et circuits d'achat public pour avancer vers la souveraineté alimentaire.

Éleveur inspectant des poulets dans un poulailler au Gabon
La filière avicole gabonaise au cœur d'un nouveau partenariat entre l'État et la Centrale d'Achat du Gabon.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Ministère de l'Agriculture et la Centrale d'Achat du Gabon ont officialisé, le 6 août 2026, une nouvelle phase de leur collaboration sur la filière avicole.
  • Cette annonce s'inscrit dans la stratégie nationale de souveraineté alimentaire, qui vise à réduire la dépendance du Gabon aux importations de volaille.
  • La Centrale d'Achat du Gabon, organisme public chargé de l'approvisionnement, est présentée comme un levier pour sécuriser les débouchés des éleveurs locaux.

Pourquoi la volaille est un enjeu stratégique

Le poulet reste l'une des viandes les plus consommées au Gabon, mais une large part de la demande est aujourd'hui couverte par des importations. Renforcer la production nationale permet de limiter cette dépendance et de garder sur le territoire une partie de la valeur économique liée à l'élevage, de l'aliment pour bêtes jusqu'à la vente en marché.

En associant la Centrale d'Achat du Gabon à cette dynamique, le Ministère de l'Agriculture cherche à créer un pont plus direct entre les éleveurs et les circuits d'achat institutionnels, un maillon souvent identifié comme un frein pour les petits producteurs qui peinent à écouler leur production de manière régulière.

Ce que ça change pour les Gabonais

Pour les consommateurs, une filière avicole locale plus solide peut à terme se traduire par une offre de poulet gabonais plus régulière sur les étals. Pour les éleveurs, notamment ceux installés autour de Libreville, Lambaréné ou Franceville, l'enjeu est de bénéficier de débouchés plus stables grâce à l'appui de la Centrale d'Achat.

Le Ministère de l'Agriculture n'a pas encore détaillé de calendrier précis ni d'objectifs chiffrés pour cette nouvelle étape. Les prochaines annonces devraient permettre de mesurer concrètement l'ampleur de ce rapprochement entre l'État et les acteurs de la filière.

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