Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Économie

Billets d'avion chers : un groupe de travail pour supprimer des taxes

Le ministère des Transports engage un chantier de suppression des taxes sans valeur ajoutée sur le billet d'avion.

Le prix des billets d'avion agace voyageurs et acteurs du tourisme depuis des années. Le gouvernement répond par la mise en place d'un groupe de travail interministériel chargé de traquer les taxes inutiles. Une nouvelle contribution, elle, ne concerne que les vols internationaux et finance un système de sécurité aux frontières.

Avion commercial décollant depuis un aéroport, ciel dégagé
Le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.

Une préoccupation entendue

Le constat n'est pas nouveau : voler au départ ou vers Libreville coûte cher, et le secteur du tourisme le répète depuis plusieurs années. Des compagnies comme Royal Air Maroc ou Turkish Airlines ont d'ailleurs cessé de desservir le Gabon ces dernières années, un signal qui alimente les critiques sur la compétitivité du ciel gabonais.

Face à ce débat, le ministère des Transports a choisi de répondre par les faits plutôt que par la polémique. Un groupe de travail interministériel a été mis en place pour identifier, puis supprimer, les taxes qui n'apportent aucune valeur ajoutée au secteur aérien. L'objectif affiché est clair : ne pas alourdir davantage la facture des usagers.

Ne pas confondre deux dossiers

Le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a tenu, début juillet, à distinguer ce chantier d'une autre mesure qui a suscité des questions : une nouvelle contribution appliquée aux voyageurs internationaux. Les vols intérieurs ne sont pas concernés.

Cette contribution découle d'un accord signé le 21 mai entre le ministère et la société Securiport LLC. Elle finance le déploiement du système API-PNR, un dispositif de collecte et d'analyse anticipée des données passagers, conforme aux recommandations de l'Organisation de l'aviation civile internationale. Concrètement, il s'agit de renforcer le contrôle aux frontières aériennes et d'intensifier la lutte contre la criminalité transnationale, le trafic de stupéfiants et le terrorisme.

Ce qu'il faut retenir

Deux logiques distinctes coexistent : d'un côté, un travail de fond pour alléger le prix du billet en supprimant les taxes superflues ; de l'autre, une contribution ciblée sur les vols internationaux, dédiée à la sécurité des frontières. Le ministère a détaillé ces éléments dans un communiqué explicatif, pour clarifier ce qui relève de chaque dossier.

La suite dépendra des conclusions du groupe de travail interministériel, dont les résultats détermineront si le prix du billet baisse réellement pour les usagers gabonais.

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