Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Économie

Gabon : les régulateurs financiers CEMAC et UMOA signent une convention

La COSUMAF, la CIMA et l'AMF UMOA officialisent un accord de coopération tripartite.

Trois autorités qui surveillent les marchés financiers et les assurances en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest ont signé une convention commune. L'objectif affiché : mieux coordonner leur surveillance dans une zone où les investisseurs et les épargnants circulent de plus en plus d'un pays à l'autre.

Cérémonie officielle de signature d'une convention entre régulateurs financiers régionaux
La convention associe la COSUMAF, la CIMA et l'AMF UMOA, trois régulateurs financiers régionaux.

Ce qu'il faut retenir

  • La COSUMAF (régulateur du marché financier d'Afrique centrale, dont le Gabon fait partie), la CIMA (organe qui encadre les assurances dans la zone franc CFA) et l'AMF UMOA (régulateur des marchés financiers ouest-africains) ont conclu une convention tripartite.
  • L'annonce a été relayée par le ministère de l'Économie et des Finances.
  • Les détails précis du texte — durée, calendrier de mise en œuvre, mécanismes concrets — n'ont pas encore été rendus publics dans le détail.

Trois gendarmes financiers, un même objectif

Ces trois institutions n'ont pas le même terrain de jeu. La COSUMAF surveille le marché financier régional de la zone CEMAC, dont le Gabon est membre. La CIMA encadre les compagnies d'assurance dans quatorze pays d'Afrique francophone. L'AMF UMOA, elle, régule les marchés financiers de l'Union monétaire ouest-africaine, autour de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

Jusqu'ici, ces trois espaces réglementaires fonctionnaient chacun de leur côté. Une convention commune vise, en principe, à faciliter les échanges d'informations entre régulateurs et à harmoniser certaines pratiques de contrôle, dans un contexte où les groupes financiers et les investisseurs opèrent de plus en plus au-delà des frontières des deux zones monétaires.

Et pour le Gabon, concrètement ?

Le pays, membre de la COSUMAF, pourrait bénéficier d'une meilleure coordination si des acteurs financiers présents à la fois en zone CEMAC et en zone UMOA font l'objet de contrôles croisés. Cela peut aussi renforcer la crédibilité de la place financière régionale auprès des investisseurs internationaux, un enjeu régulièrement mis en avant par les autorités économiques gabonaises.

Reste que cette signature, relayée pour l'instant par une seule source officielle, ne s'accompagne pas encore de précisions sur son application pratique. Le Brief suivra les suites données à cette convention, notamment si des mesures concrètes — contrôles conjoints, partage de données, formations communes — sont annoncées dans les prochaines semaines.

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