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International

Mali : la déchéance de nationalité étendue aux nés maliens

Bamako élargit à tous ses citoyens une sanction jusque-là réservée aux naturalisés.

Le gouvernement malien a adopté un projet d'ordonnance permettant de retirer la nationalité aux Maliens d'origine, et plus seulement aux personnes naturalisées. La réforme s'inscrit dans un mouvement régional, un dispositif comparable existant déjà au Niger.

Drapeau du Mali flottant devant un édifice public à Bamako
Le gouvernement malien a adopté un projet d'ordonnance élargissant la déchéance de nationalité.

Ce qui change

Jusqu'ici, la déchéance de nationalité malienne visait presque exclusivement les personnes naturalisées reconnues coupables d'atteintes graves aux intérêts de l'État. Le nouveau texte, qui modifie le Code des personnes et de la famille de 2011, étend cette sanction aux Maliens d'origine, c'est-à-dire ceux qui possèdent la nationalité de naissance.

Selon les informations disponibles, la mesure est présentée par les autorités comme un renforcement de l'arsenal juridique contre les atteintes aux intérêts de l'État. Les contours précis des infractions concernées et la procédure de retrait restent à préciser dans les textes d'application.

Un mouvement régional

Cette réforme n'est pas isolée. Un dispositif similaire est déjà appliqué au Niger, ce qui suggère une tendance partagée par plusieurs pays de la région sahélienne, où les autorités de transition ont multiplié les textes renforçant leur contrôle sur les questions de sécurité et de loyauté nationale.

Une seule source rapporte cette information à ce stade, ce qui invite à la prudence sur les détails d'application et sur le calendrier de mise en œuvre effective de l'ordonnance.

Pourquoi cela concerne le Gabon

Le Gabon n'est pas directement touché par cette réforme malienne. Mais elle illustre une question qui traverse plusieurs États africains : jusqu'où un gouvernement peut-il retirer un droit fondamental, la nationalité, à ses propres citoyens de naissance ? Le débat, suivi de près par les juristes constitutionnalistes de la sous-région, pourrait inspirer ou au contraire mettre en garde d'autres pays confrontés à des enjeux similaires de sécurité intérieure.

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