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Le Brief.
Économie

Manioc : le Gabon veut miser sur la formation et l'entraide Sud-Sud

Le ministre de l'Agriculture a lancé une initiative articulant formation des producteurs et coopération internationale pour développer la filière manioc.

Le 21 juillet, le ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement Rural, Pacôme Kossy, s'est rendu dans un institut gabonais pour présenter une feuille de route sur le manioc. Objectif affiché : renforcer les compétences des producteurs et s'appuyer sur des partenariats Sud-Sud pour rapprocher le pays de la souveraineté alimentaire.

Plantation de manioc dans une zone rurale gabonaise
La filière manioc, culture vivrière clé au Gabon, au centre d'un nouveau plan de formation et de coopération.

Ce qu'il faut retenir

  • Le ministre Pacôme Kossy a effectué une visite officielle dans un institut de formation agricole gabonais le 21 juillet.
  • L'événement porte sur la filière manioc, culture vivrière centrale dans l'alimentation des Gabonais.
  • Deux leviers sont mis en avant : le capital humain (formation des producteurs) et la coopération Sud-Sud (échanges avec d'autres pays du Sud).
  • L'objectif final annoncé est d'accélérer la souveraineté alimentaire du pays.

Pourquoi le manioc compte

Le manioc reste l'un des aliments de base les plus consommés au Gabon, sous forme de bâtons, de foufou ou de feuilles. Une filière plus structurée, avec de meilleurs rendements et une transformation locale renforcée, peut réduire la dépendance aux importations alimentaires et limiter les pertes après récolte, un problème récurrent pour les petits producteurs.

Miser sur le capital humain signifie, concrètement, former les agriculteurs aux techniques de culture, de conservation et de transformation du manioc. C'est un choix qui s'inscrit dans la durée : sans producteurs mieux formés, les investissements en équipements ou en semences améliorées produisent moins d'effets.

La carte de la coopération Sud-Sud

La coopération Sud-Sud désigne les échanges entre pays en développement, qui partagent souvent des contraintes climatiques et économiques proches. Pour le manioc, cela peut se traduire par des transferts de savoir-faire venus d'autres pays africains ou d'Amérique latine, où la culture est déjà bien maîtrisée.

À ce stade, les modalités précises de ces partenariats – pays concernés, calendrier, moyens engagés – n'ont pas encore été détaillées publiquement. Les prochaines étapes de ce plan permettront de mesurer sa portée réelle sur le terrain, notamment pour les producteurs des provinces où le manioc est une culture vivrière essentielle.

Et pour les Gabonais ?

Si cette feuille de route se concrétise, l'enjeu est double : sécuriser l'approvisionnement alimentaire du pays et donner aux producteurs de manioc des outils pour vivre mieux de leur activité. Le Brief suivra les annonces concrètes – formations lancées, partenaires identifiés, financements mobilisés – qui donneront la mesure de cette ambition.

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