Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Économie

Mines : Libreville vise 20 % du PIB et des milliers d'emplois

Le gouvernement veut faire du secteur minier un moteur de croissance à mesure que de nouveaux gisements entrent en production.

Le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a détaillé les ambitions de l'État pour ce secteur : porter sa contribution au PIB à 20 % et créer des milliers d'emplois. Un objectif porté par l'entrée en phase industrielle de plusieurs gisements.

Site minier au Gabon avec machinerie industrielle
Le secteur minier gabonais doit connaître une montée en puissance avec l'entrée en production de nouveaux gisements.

Ce qu'il faut retenir

Invité sur une chaîne de télévision nationale, le ministre des Mines a fixé un cap clair : faire grimper la part du secteur minier dans le PIB à 20 %, contre un niveau aujourd'hui plus modeste. Objectif affiché : diversifier une économie encore très dépendante du pétrole et du bois.

Le gouvernement mise sur la création de milliers d'emplois, à mesure que plusieurs gisements s'apprêtent à basculer de la phase d'exploration à l'exploitation industrielle. Concrètement, cela signifie des chantiers, des besoins en main-d'œuvre locale et, potentiellement, de nouvelles filières de formation dans les régions concernées.

Pourquoi ça change quelque chose

Pour l'instant, les détails chiffrés sur le calendrier, les gisements précisément visés ou le montant des investissements attendus n'ont pas été communiqués. Une seule source évoque ces annonces, ce qui invite à la prudence sur l'ampleur exacte et le rythme de leur mise en œuvre.

Reste que si les mines suivent cette trajectoire, l'impact pourrait se faire sentir au-delà des zones minières : recettes fiscales accrues pour l'État, emplois dans des localités souvent éloignées des grands centres urbains, et un secteur qui pèserait davantage face aux hydrocarbures dans les comptes nationaux.

La suite

À surveiller : la publication d'un calendrier précis, l'identité des gisements entrant en production, et les mesures d'accompagnement — formation, infrastructures, fiscalité — qui permettront de vérifier si l'ambition affichée se traduit en résultats mesurables.

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