Édition du matin · samedi 12 septembre 2026 · LibrevilleEN DIRECT
Le Brief.
Économie

Potasse de la Banio : un investisseur chinois se positionne

Un groupe chinois affiche son intérêt pour le gisement de potasse de la Banio, dans la Nyanga.

La province de la Nyanga continue d'attirer les convoitises minières. Une société chinoise a fait connaître ses ambitions sur le gisement de potasse de la Banio, selon nos informations. Les contours précis du projet restent, à ce stade, à préciser.

Carte ou paysage de la province de la Nyanga au Gabon
La province de la Nyanga, au sud-ouest du Gabon, concentre plusieurs projets miniers en discussion.

Un gisement qui attire les regards

La Nyanga n'en finit pas de séduire les investisseurs. Après plusieurs projets minoritaires dans le fer et le manganèse, c'est au tour de la potasse de la Banio de retenir l'attention d'un opérateur chinois qui a exprimé son intention de s'y implanter.

Ce minerai, utilisé essentiellement dans la fabrication d'engrais agricoles, dort dans le sous-sol gabonais depuis des décennies sans exploitation industrielle d'ampleur. Son développement suppose des investissements lourds : infrastructures, logistique portuaire, formation de la main-d'œuvre locale.

Ce que l'on sait, ce qu'on ignore encore

À ce stade, le nom précis de la société, le calendrier et le montant des investissements annoncés n'ont pas été détaillés dans les informations disponibles. La prudence reste donc de mise : un intérêt affiché n'équivaut pas à un accord signé ni à un chantier lancé.

Ce type d'annonce marque généralement une étape préliminaire — étude de faisabilité, prise de contact avec les autorités provinciales et le ministère des Mines — avant toute concrétisation.

Et pour la Nyanga ?

Si le projet se confirme, il pourrait représenter une nouvelle source d'emplois et de recettes pour une province encore largement tournée vers l'agriculture et la pêche. La potasse s'ajouterait alors à la liste des ressources minières gabonaises en cours de valorisation, aux côtés du manganèse et du fer.

À retenir : l'intérêt est réel, le projet encore embryonnaire. Le Brief suivra les prochaines étapes — accords formels, études de terrain — dès qu'elles seront confirmées.

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