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Le Brief.
Économie

Poulet gabonais : 120 milliards FCFA avant la fin des importations en 2027

À six mois de l'interdiction des importations de poulets de chair, le gouvernement dévoile ses moyens pour tenir le calendrier.

Le 1er janvier 2027, le Gabon fermera ses frontières au poulet de chair importé. Pour préparer ce virage, l'État mobilise 120 milliards FCFA, selon des annonces faites lors d'une conférence de presse à la Présidence. L'objectif : que la production locale prenne le relais sans rupture d'approvisionnement.

Poulets de chair dans un élevage avicole au Gabon
Le Gabon veut accélérer la production locale de poulet avant l'interdiction des importations en 2027.

Ce qu'il faut retenir

120 milliards FCFA seraient mobilisés par l'État pour accompagner la filière avicole avant l'interdiction des importations de poulets de chair, fixée au 1er janvier 2027. L'annonce a été portée par le porte-parole de la Présidence de la République lors d'un point presse consacré à la stratégie agricole du pays.

L'enjeu est simple à comprendre pour tout consommateur gabonais : le poulet importé, souvent moins cher, représente aujourd'hui une part importante des étals. Le retirer du marché sans solution de remplacement ferait grimper les prix et viderait les rayons. D'où cette course contre le temps engagée par les autorités.

Pourquoi cette échéance de 2027

Cette interdiction s'inscrit dans une volonté affichée depuis plusieurs années de réduire la dépendance alimentaire du Gabon, où l'essentiel des produits carnés consommés provient encore de l'étranger. Fermer le marché au poulet importé doit, en théorie, forcer l'essor d'une production nationale capable de nourrir la population.

Mais un délai trop court sans accompagnement financier risquerait de pénaliser d'abord les ménages, en cas de pénurie ou de flambée des prix. Les 120 milliards annoncés visent précisément à combler cet écart : soutenir les éleveurs, moderniser les fermes, sécuriser l'approvisionnement en poussins et en aliments pour bétail avant l'échéance.

Ce que ça change concrètement

Pour l'instant, les modalités précises de répartition de cette enveloppe — quels acteurs, quels délais, quels mécanismes de suivi — n'ont pas encore été détaillées publiquement. La vigilance portera sur la capacité de la filière locale à monter en puissance dans les mois qui viennent, avant l'échéance de janvier 2027.

Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur le déploiement de ces fonds. À suivre : le nombre d'exploitations soutenues, les volumes de production attendus et les prix pratiqués sur le poulet local, qui restent les indicateurs concrets pour juger si le pari est en train de réussir.

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